Mardi 8 avril 2008

"Mettez le bonheur dans la liberté,
la liberté dans la vaillance."
(Thucydide, homme politique, historien, -460/-400 av.J.C)

Aujourd'hui, je suis contente because I'm free again!!
Eh oui, je suis à nouveau libre puisque je viens de retrouver un travail.
Evidemment, je suis ironique même si très contente d'avoir (après avoir croisé mon lot de cons...) trouvé un emploi de traducteur salarié, même si pour l'instant ça reste un remplacement de congé maternité.
L'argent est le nerf de la guerre, n'est-ce pas, alors quand faut y aller ...
Dans quelques jours donc, je vais reprendre mon petit uniforme d'employée modèle que j'avais raccroché il y a un mois de ça suite à ma démission...
Comme tout le monde doit absolument rentrer dans le moule (quoi qu'on en dise...) je vais être "dynamique", "motivée", ou comme on entend de plus chez les recruteurs "résistant(e) au stress", "corporate", "multitasking" et "pro-active". Wwaouh! Tout un programme de ré-jouissance...
Là, j'ai toujours un relent de rebellion à l'intérieur de moi face à cette assimilation que l'entreprise veut systématiquement forcer sur l'individu.
Non, l'entreprise n'est pas ma famille, et alors?
Oui, je conçois que l'on puisse s'épanouir à son travail, mais je ne suis pas seulement un instrument de production économique, je suis une personne et je ne comprends pas qu'il faille coûte que coûte lisser, effacer, aplanir toutes ces différences qui font la richesse des personnes, des cultures, des savoirs....
Lorsqu'on m'a annoncé que j'étais l'ELUE (ouais, ouais car aujourd'hui trouver un travail revient à avoir le droit de consommer), j'ai été ravie évidemment, puisque mon orgueil a été flatté d'être THE CHOSEN ONE, après cinq ans d'études ça m'aurait vraiment fait chier qu'on me dise que je vaux rien niveau traduction...
Je vais donc m'en retourner au boulot, au bureau et je ferai de mon mieux pour ne pas que ça se solde par un échec cuisant (cf. expérience précédente de démission) et gagner en expérience pour mon sacro-saint cv et mes références professionnelles.
Mais au final, même si reprendre une activité me fera grand bien (mais jusqu'à quand ?) je me demande ce que je pourrais faire de ce fric gagné à part payer le loyer, la bouffe...
Je crois que maintenant, après m'être vraiment intérrogée sur l'acte d'achat, l'acte de consommation d'objets superflus pour mon existence (c'est un des avantages du chômage...), je vais avoir beaucoup de mal à fréquenter les grandes surfaces et à voir cette cohorte de boeufs claquer son fric à crédit le samedi après-midi chez Carrefour ...
par Hyioga
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Samedi 5 avril 2008

Radiohead, c'est la musique des suicidaires, des incroyants, la musique de mon côté perdu et désolé, le plus noir.
J'y retrouve les accords mélodiques mêlés à une décadence profonde et à un regard perdu dans le vague, dans ces instants où l'on ne se connaît plus soi-même, dans l'incertitude et la peur de l'avenir.
La voix de Thom York est une vague douce, une voix coupante, qui vient équilibrer les sons électroniques de la musique et apporter une violence insidieuse aux notes.
J'aime Radiohead parce que leur musique me fait ressentir toutes les couleurs et les horizons qui se chavirent en chacun de nous. Radiohead, c'est l'espérance que chaque être humain se porte à lui-même, sa haine de sa propre imperfection (Creep) et l'expression de tous ces moments dé-rythmés calqués sur nos moments de vies fous ou plats comme l'ennui...
Radiohead c'est la musique de la fragilité, de la montée en puissance, de l'incompréhension, du grain de folie qui est présent chez chacun, de cette envie de sauter le pas, de devenir fou une fois pour toutes, de se perdre dans un mal de vivre universel ou dans toute passion...
La musique devient ultime autant q'immortelle lorsqu'elle est sublimée à la  Radiohead.
Radiohead est le symptôme de la déliquescence de l'être humain, de sa part de peur, de raison perdue, d'atmosphère de fin du monde.
Tout comme j'aime Marylin pour sa clairvoyance, son message et son incarnation de toutes les hypocrisies sociales , j'aime Radiohead pour son calme tempétueux, sa lourdeur et son ambigüité qui reflète celle de la nature humaine...
Pour moi, Radiohead est et reste LE groupe le plus innovant desannées 90/2000 sur le plan musical, celui qui se situe là où on ne l'attend pas, l'antidote aux souplettes insipides qu'on sert aux écouteurs de musique de masse radio-stéréotypée.
Radiohead retourne la mélodie comme le sang de celui qui écoute, il redessine le paysage intérieur, il ouvre une dimension surréaliste du monde, il renfloue ce qui était tombé au fond de l'être.
 Imagination, audace, précision, poésie et honnêteté cruelle du caractère de l'homme, musique qui coupe comme le verre, comme un poème de Houellebecq, voilà ce que Radiohead synthétise.
Tous les mots ne sauraient résumer cela ou faire un tant soit peu justice au travail de Radiohead, il ne vous reste donc qu'une chose à faire ...




par Hyioga
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Vendredi 4 avril 2008

The Sound of Silence

 

 

Hello darkness my old friend

I've come to talk with you again

Because a vision softly creeping

Left its seeds while I was sleeping

And the vision that was planted in my brain

Still remains

Within the sound of silence

 

In restless dreams I walked alone

Narrow streets of cobblestone

'Neath the halo of a street lamp

I turned my collar to the cold and damp

When my eyes were stabbed by the flash of a neon light

That split the night

And touched the sound of silence

 

 

And in the naked light I saw

Ten thousand people maybe more

People talking without speaking

People hearing without listening

People writing songs that voices never share

And no one dare

Disturb the sound of silence

 

 

"Fools" said I "You do not know

Silence like a cancer grow

Hear my words that I might teach you

Take my arms that I might reach you"

But my words like silent raindrops fell

And echoed

In the wells of silence

 

 

And the people bowed and prayed

To the neon god they made

And the sign flashed out its warning

In the words that it was forming

And the sign said "The words of the prophets are written on subway walls

And tenement halls"

And whisper'd in the sounds of silence

                                                                   Written by  Paul Simon & Art Garfunkel

par Hyioga
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Jeudi 3 avril 2008
Ce matin, avant de me lancer une fois encore dans mes répidantes recherches d'emploi, je consulte la presse écrite sur le net. Evidemment, beaucoup de choses me mettent en colère, mais je vais pas faire un infarctus à 40 piges pour ces troufions de l'UMP, alors je me calme, enfin j'essaye...

Sur le site www.marianne2.fr, je découvre un article sur le Revenu de Solidarité Active de Martin Hirsch.
On nous explique que celui-ci sera sûrement sacrifié sur l'autel des "réaménagements budgétaires" que le gouvernement compte mettre en place afin de redresser les finances de notre beau pays.
Le RSA personnellement, je n'y crois pas plus que ça, surtout que le concept en lui-même ainsi que les modalités d'application restent vagues même aujourd'hui... C'est surtout une énième bonne idée pour faire baisser les chiffres du chômage...

Une phrase m'a cependant mise hors de moi:

" (...) Selon les dernières informations du monde, le gouvernement français devrait ainsi annoncer, vendredi, six à sept milliards d'euros d'économies en rognant sur ses dépenses d'intervention dans le logement, la santé, l'emploi et la formation (...)"

Et là, j'en peux plus! C'est quoi ces conneries?
Ce qui m'énerve c'est qu'au lieu d'exposer posément au Français qu'il va falloir se serrer la ceinture, on évite à tout prix d'employer des termes comme "rigueur", par peur d'effrayer l'électorat. Mais l'électorat a déjà bien compris qu'il y a de bonnes raison d'avoir peur...
Je ne supporte plus cette façon d'infantiliser le peuple constamment...

Et ces économies alors, qui va encore en pâtir? Surement pas Madame Dati, ministre de la Justice qui a déjà crâmé à elle seule la moitié du budget de son ministère pour 2008 en réception mondaines et dépenses personnelles...

Comme d'habitude, les économies ne seront pas faites aux bons endroits. La politique et la volonté d'action ne sont vraiment plus deux termes qui se font écho l'un l'autre.
L'éducation, ça s'est déjà "rogné", vu la grogne qui rage chez les lycéens et les profs...
L'emploi, ça va être encore pire pour les chômeurs bénéficiant du peu d'aide qu'on veut bien encore leur donner, attention les gars, accrochez-vous, de nouvelles campagnes de radiation ANPE sont en marche... vous pourrez vous brosser, qui que vous soyez, pour avoir droit à une formation...
Qu'en est-il du logement? Déjà qu'il n'y avait pas assez d'offre pour tous, voilà que les chantiers de nouveaux logements sociaux seront très certainement stoppés.
La santé c'est pareil, déjà qu'on n'a pas assez de médecins, que les conditions d'accueil de l'hôpital publique se dégradent et qu'on en ferme de plus en plus, on a désormais le droit d'être malade à crever mais c'est une bonne chose, car c'est au nom de la restriction budgétaire...

Ca me dégoûte, si ce débile de Sarko n'avait pas fait cadeau de 15 milliards d'euros aux plus riches, on n'aurait déjà pu ré-équiliber un peu plus certains de nos comptes et ré-injecter ce fric là où il est vraiment utile...

Pendant ce temps, Fionfion nous explique que le plein emploi "est la solution à tous nos maux", non mais franchement, il en a pas marre de prendre les gens pour des cons? Il a quelques mois, on nous expliquait qu'avec la défiscalisation des heures supp' il fallait "plus de croissance" et maintenant ça?

Au final de ces nouvelles annonces ridicules, une fois encore destinées à légitimer le pouvoir en place, on observe tout de même une chose: Sarko et ses petits amis (ces vendus!) commencent toujours par balayer devant la porte des autres avant de le faire devant la leur...

Enfoirés de politiques...

A quand la révolution ?
par Hyioga
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Jeudi 3 avril 2008

par Hyioga
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Lundi 31 mars 2008
En ce moment, je ne travaille pas mais je ne chôme pas non plus, car contrairement aux idées répandues, être chômeur ça n'est pas allègrement glander toute la journée, même si ça m'arrive parfois, je le concède.
Je fais à nouveau partie des "demandeurs d'emploi" et autres "privés d'activité" qui sont perçus, par la plus grande majorité des personnes comme des "parasites".
Chercher un travail aujourd'hui (ou plutôt ne pas en trouver, surtout en France...) est une gymnastique mentale de tous les jours.

Cet exercice à lieu en 3 phases:

1) Trouver une offre d'emploi intéressante et dans ses compétences, ce qui en France rime à se lancer dans la quête du Graal. Mais au Luxembourg, le marché est très dynamique, heureusement pour moi, enfin si on veut...
Le problème c'est que trouver un job dans ce pays, lorsqu'on n'est ni spécialiste de la finance, ni intéressé en quoi que ce soit par ce monde privé et secret relève du tour de force.
Evidemment, il y a beaucoup d'offres mais je suis soit surqualifiée (secrétaire de direction, assistante administrative...) soit incapable (bâtiment) soit je ne parle pas assez de langues (eh oui, ici il faut maîtriser les 3 langues officielles, le français -ça, ça va encore, l'allemand -là, déjà c'est un peu plus relou- et l'anglais)
A ceci, viennent en général s'ajouter une ou deux autres langues comme le néerlandais (à cause de la proximité de la Belgique et des Pays-Bas) ou l'italien par exemple ou encore le portugais)
Pour faire court, il s'agit de déterminer si tel ou tel poste serait dans mes cordes, et ceci dans le marasme des exigences de la sacro-sainte Entreprise (avec un grand E, bien sûr), nouveau dieu des accros à la société de consommation.
Aujourd'hui, il faut S'IDENTIFIER à son entreprise, ne respirer que pour elle, y être dévoué corps et âme.
On ne peut échapper à cette nouvelle religion qui fait de plus en plus d'adepte à mesure que l'on propose aux gens des jobs de moins en moins intéressants pour un salaire toujours plus bas et une sécurité de l'emploi toujours plus précaire et que le matraquage publicitaire va de plus en plus vite.
Le pire dans tout cela, c'est qu'il faudrait dire merci...
Petite naïve que je suis, je me dis que j'ai quand même pas ramé pendant cinq ans pour trouver un boulot ou je suis, de loin, beaucoup trop qualifiée, ce qui revient, à moyen terme, à s'ennuyer dans son travail.
Mais il faut croire que des exigences comme les miennes sont utopiques à l'heure actuelle.

2) Une fois l'annonce "parfaite" dégotée, il faut répondre à l'entreprise. C'est là qu'il faut devenir plus faux-cul que le plus menteurs des politiques...
Extrait:
"Madame, Monsieur,

Suite à l'annonce publiée sur le site prout-prout.lu, je vous prie de trouver ci-joints un curriculum-vitaë ainsi qu'une lettre de motivation. Je vous invite à me recontacter pour de plus amples informations concernant mon cursus scolaire et mes expériences professionnelles blablabla"

En gros, le but ultime est de persuader quelqu'un qu'on ne connaît pas que l'on respire et vit désormais pour cette hypothétique entreprise, souvent cachée derrière un site internet très impersonnel ou de magnifiques photos de personnes heureuses au travail cotoient le descriptif de la boîte, sur fond de chiffre d'affaire croissant plus chaque année et de professionnalisme des différents membres qui témoignent en disant à quel point ils ont de la chance de bosser là".

C'est toujours au moment de préparation de l'entretien qu'on se rend compte de l'hyprocrisie marketing que reflète les sites internet des entreprises où tout le monde il est beau et gentil.
L'Entreprise aujourd'hui recherche le top du top, la crème de la crème, et en lisant les annonces sur Monster, on se rend bien compte des exigences extrêmes des DRH qui, malheureusement, parviennent à en faire douter plus d'un sur ses capacités alors que l'imperfection est HUMAINE, tout comme la perfectibilté...

Exemple type d'annonce de recrutement au Luxembourg

" Dans le cadre de son expansion, la société machin-chose recrute

                                                             UNE SECRETAIRE ADMINISTRATIVE

Vous êtes débutant avec deux ans d'expérience minimum sur le même type de poste
                                       (Ah bon? Mais c'est pas un débutant ça alors?)
Vous avez une maîtrise parfaite du pack Office
                  (Euh, parfait est un bien grand mot, je sais m'en servir quoi, je suis pas non plus informaticienne...)
Vous maîtrisez à la perfection les langues suivantes: français, anglais, allemand, luxembourgeois.
La connaissance de l'italien constituerait un avantage indéniable
                                 (Ah... Et je fais quoi alors, je retourne à la fac apprendre les langues qui me manquent ?)
Vous êtes dynamique, pro-actif, vous avez l'esprit d'équipe et vous êtes résistant au stress
                                        (Ouais, enfin j'essaye)
Vous avez un très fort esprit d'équipe ainsi qu'une grande envie de vous réaliser dans votre travail
 (Ok, mais je ne me définis pas QUE en fonction de l'Entreprise...le boulot c'est avant tout pour manger et payer les factures)
Vous êtes flexible et près à vous déplacer
                                        (Mouais, non pas vraiment envie ça, enfin ça dépend, faut voir)
"

Bien sûr, la boîte ne manquera pas de vous vanter ses mérites, son super environnement de travail avec des conditions salariales pas dégueu, ce qui est, il faut le reconnaître, une des rares avantages que je trouve ici au Luxembourg, quand je travaille évidemment...

3) Un jour le téléphone sonne.
    Moi : "Allô?"
    Le DRH: "Oui bonjour, Mademoiselle XXXXX, ici M. Super DRH du cabinet trucmuche."
    Moi : "Bonjour Môôôssieur le DRH"
    Le DRH: "Nous avons examiné votre profil concernant le poste de secrétaire auquel vous avez postulé. Nous       vous remercions de la confiance que vous avez placée en notre société. Serait-il possible de fixer un                   entretien afin de déterminer si nos objectifs communs pourraient être compatibles?"
    Moi : "Oui bien sûr, quand cela vous arrangerait-il?"
    Le DRH: "Mardi prochain à 10h dans nos locaux si c'est possible pour vous ?"
    Et moi qui pense: "Bin oui, c'est possible, je travaille pas j'ai le temps..."
    Moi : "Très bien, Môôôssieur, merci d'avoir retenu ma candidature, bonne journée et à mardi, au-re-voir"
    Le DRH: "Très bien Mademoiselle, je vous envoie tout de suite un email de confirmation avec tous les détails     nécessaires. Aurevoir Mademoiselle."
    Moi "Aurevoir Môôssieur"

Le mardi arrive.
Me voilà sur mon 31. Parfumée, bien sapée pour aller singer la parfaite petite employée modèle dans la grande Entreprise.
Il faut bien être conscient d'une chose à ce stade: passer un entretien d'embauche c'est comme passer son permis de conduire: il faut imiter une série de comportements types qui rassureront l'interlocuteur et l'amèneront à penser que vous êtes LA PERLE parmi l'armada de prétendants au trône de salarié.

Votre DRH préféré vous reçoit et vous pose des questions aussi bêtes que:

    "Où vous voyez vous dans 10 ans?"
    Moi, je pense: Je me vois dans une maison dans le sud de la France à la campagne et au soleil,                          traducteur indépendant débordé de travail mais qui arrive à joindre les deux bouts.
    Mais ce que je dis c'est : Je me vois comme un élément parfaitement intégré à une entreprise, qui connaît        bien son travail mais apprend néanmoins beaucoup chaque jour, dans une équipe jeune, dynamique et             motivée et blablablabla...."environnement stimulant....blabla..."performance"....blablabla..."participation à la     bonne marche de l'entreprise"....blablabla.

    En bref, je montre que j'ai bien appris ma leçon...

    Ensuite vient la sempiternelle :

    "Citez-moi trois de vos qualités et défauts"
    Evidemment, le truc c'est de citer des défauts que l'on peut, grâce à une subtile pirouette argumentative,         tourner à son avantage. C'est à ce moment que j'avoue, avec des yeux de Cocker :
  "Je suis perfectionniste"; "Je suis entêtée"; "Je suis téméraire".
    Autant d'adjectifs qui donneront de quoi réfléchir au recruteur à posteriori.

       La suite de l'entretien passe aujourd'hui irrémédiablement par un morceau de conversation en anglais, avec la       plupart du temps, un interlocuteur qui maîtrise aussi bien la langue de Shakespeare que le Pape a une vie           sexuelle...
    Dans ce genre de situation, j'ai souvent du mal à ne pas rire. Car comment peut-on oser avoir autant                 d'exigences envers un candidat à l'embauche quand on ne les remplit pas soi-même  et qu'on culpabilise,         consiemment ou pas les gens de ne pas "coller exactement au profil".
    C'est exactement là qu'intervient toute l'ironie du recrutement des entreprises aujourd'hui.

    Voilà.
    Après cette phase lumineuse de stimulation intellectuelle, je rentre chez moi, retrouver mon chat, faire ma     petite vie hors de ce monde-là qui m'intéresse vraiment de moins en moins...
    Mais aujourd'hui, l'adage est le suivant "Qui ne consomme pas, n'est pas"
    Et soudain, c'est avec effroi que je me dis au fond de moi:

    "Merde, j'aurais fait 5 ans d'études pour ça?"



par Hyioga
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Vendredi 7 mars 2008

BALEINE PROD, LE SITE AVEC DU CINEMA AMATEUR DEDANS...

Cineuche amateur, ou quand de petits moyens et la débrouillardise mènent à quelque chose 
(ce qui est inversement vrai pour ce qui est de l'action de la classe politique...)

J'ai découvert il y a quelques temps un super site de cinéma amateur.

J'ai spécialement accroché sur un film intitulé "Apologie du branleur", qui a d'ailleurs remporté le prix Court Médie en 2005.

Dans ce ptit film, on nous explique avec humour et talent pourquoi c'est relou de travailler, et on ne peut que se reconnaître et compatir face aux situations: sonnerie gavante du réveil, patron qui renifle le cul des employés, la paye de misère, la prime de fin d'année, les collègues style Jean-Claude Convenant...

Baleine Prod est un site indépendant fait par des gens qui se prennent pas au sérieux, des mecs de Pau, un grand bol d'air qui aide à prendre de la hauteur.


Pour voir "Apologie du branleur" et découvrir l'univers des dézingués de Baleine Prod, suivez le chemin...

Bonne toile !

http://www.baleineprod.com/videos/apologie/

par Hyioga
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Vendredi 7 mars 2008

 

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ATTENTION WARNING ACHTUNG ATTENTION WARNING ACHTUNG ATTENTION WARNING ACHTUNG


Pour beaucoup le petit monsieur en photo là, il est très méchant parce qu'il à un oeil qu'est pas de la même couleur que l'autre, on sait pas trop de quel sexe il est et il dit des gros mots... 
Loin de n'être que ça, il est, comme il le dit lui même, l'incarnation de toutes les peurs de la société américaine qu'il stigmatise. I
l est ce que le monde aime et rejette à la fois, ce pourquoi on croit justifié de se battre.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Manson est un être brillant qui comprend beaucoup plus que la majorité du gros "con de base" américain (cf. interview dans Bowling for Columbine de M.Moore)Manson fait peur, c'est bien pour ça qu'il faut se demander pourquoi, artistiquement, il en est venu à se représenter ainsi. Son message a donné naissance à son esthétisme.
Si une personne peut se définir avec cette expression "Il ne faut pas se fier aux apparences", c'est bien lui.
En bonus, les paroles de "The Beautiful People", pour ceux qui comprennent l'anglais, et aussi ceux qui le comprennent moins bien...ça vous fera de l'entraînement :-)

And I don't want you and I don't need you
Don't bother to resist, or I'll beat you
It's not your fault that you're always wrong
The weak ones are there to justify the strong

The beautiful people, the beautiful people
It's all relative to the size of your steeple
You can't see the forest for the trees
You can't smell your own shit on your knees

There's no time to discriminate,
Hate every motherfucker
That's in your way


Hey you, what do you see?
Something beautiful, something free?
Hey you, are you trying to be mean?
If you live with apes man, it's hard to be clean

The worms will live in every host
It's hard to pick which one they eat most

The horrible people, the horrible people
It's as anatomic as the size of your steeple
Capitalism has made it this way,
Old-fashioned fascism will take it away


There's no time to discriminate,
Hate every motherfucker
That's in your way

The beautiful people
The beautiful people




par Hyioga
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Vendredi 7 mars 2008
Pensez-vous? Moi non plus ...
 
A peine vingt-cinq piges et j’ai déjà une envie quotidienne de gerber le monde.
A peine vingt-cinq piges et je sais déjà que l’occident m’use prématurément à coup de pubs pour débiles, de slogans artificiels, de consommation synonyme de bonheur et d’inhumanité chronique.
Et quoi, ça se justifie, non ? L’économie faut bien la faire tourner ! Faut bien épurer les salariés au maximum pour permettre à la boîte de délocaliser. On s’en fout si des gens se pendent dans les toilettes de leur bureau, c’est pas la faute au capitalisme, c’est la faute à pas de chance, de nos jours, le petit personnel ne supporte plus la pression.
Il y a pour moi tant de choses à refaire que j’en deviendrai presque communiste...
J’ai vingt-cinq piges, j’ai pas envie de bosser tous les jours pour faire tenir le vide de la société, me donner l’impression d’être utile, alors que je suis beaucoup mieux à penser, à me penser, à essayer de comprendre l’horizon du monde.
Même si ce constat est plus qu’évident pour bon nombre de gens, pour moi Germinal is back, ou plutôt comment ose-t-on dire aujourd’hui que notre monde avance?
Je vis dans le film Trainspotting et comme dans le film on a tous la même liste de choses à faire dans la vie: avoir un bon boulot, du fric, rencontrer quelqu’un, se marier, faire des gosses, être fier de payer plein d’impôts, pas fumer, pas avoir de cholestérol, faire du sport, « ni trop sucré, ni trop salé ». 
Faut pas être au chômage sinon on vaut moins que le voisin qui travaille, lui.
Moi, je suis au chômage et j’ai parfois l’impression qu’au pays des droits de l’homme (hahaha…) celui qui a des droits, c’est celui qui fait croire à la société qu’il a une utilité. Je n’ai pas d’utilité car je refuse de croire, et de faire croire, qu’avoir une utilité c’est travailler. 
Tous les jours je me pose la question, tout ça, ça a quel intérêt ? 
Et vive la France...
par Hyioga
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